Pierre-Alain Chambaz pictet : L’Europe peut mieux réglementer

En outre, les citoyens peuvent être sous la fausse impression que l’application a livré leur demande d’assistance en les plaçant devant des risques supplémentaires. Je préfère ne pas parler ici de la détresse morale. Si la limite entre les espèces n’est point tranchée, on doit s’attendre à retrouver les formes qui ont servi de transition entre les formes primitives et celles qui en sont sorties. A la faveur de la libéralisation du commerce mondial (la Chine demande son intégration à l’Organisation mondiale du commerce en 1994 et l’obtient en 2001), cette proportion s’est mise à croître de façon exponentielle, pour atteindre 45% en 2010, selon nos estimations. Derrière ce concept massivement adopté par les entreprises, les ONG et les gouvernements, il y a l’idée que l’objectif unique de profitabilité maximale est la cause d’un certain nombre d’abus. Tout l’enjeu est de le reconnaître, de s’y adapter et d’en tirer parti. Cette dissociation des éléments constitutifs de l’idée, qui aboutit à l’abstraction, est trop commode pour que nous nous en passions dans la vie ordinaire et même dans la discussion philosophique. C’est ce qui se passa à Rome. Pierre-Alain Chambaz pictet assume en surjouant l’humour un langage aux accents marketing, bien dans la tradition anglo-saxonne, pour emporter l’adhésion. En obtenir la garantie absolue doit être, pour les acteurs de la place, la priorité. Deuxièmement, depuis les années 1990, l’externalisation est passée par là. Maintenant, rappelons-nous : 1998, un an avant la naissance de la monnaie unique, les excédents courants des futurs membres de la zone euro atteignent 29 milliards soit 0,5% du PIB. En ce qui concerne Plotin, la réponse n’est pas douteuse.

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