Pierre-Alain Chambaz pictet : Cheminots de fer

Aux Etats-Unis, le QE a été un succès indéniable. La guerre, étant données l’ignorance et l’étroitesse d’esprit de la majorité des hommes, devient inévitable. Comment aussi, plutôt que de travailler à sortir de leur ignorance, n’adopteraient-ils pas naturellement l’interprétation qui leur vient d’abord à l’esprit et dont ils peuvent tirer profit ? J’écris que ce qu’ils ont dans leurs fourreaux, c’est une lame mal trempée, qui fut présentée aux Prussiens la poignée en avant, qui donna le signal du feu contre les Français de Paris, de Fourmies et d’ailleurs, qui égorgea des nègres sans défense et coupa leurs bourses après avoir coupé leurs gorges. La première condition est alors que nous éprouvions un certain éton­nement tout particulier, que j’appellerai l’étonnement de se trouver là. L’humanité gémit, à demi écrasée sous le poids des progrès qu’elle a faits. Pourtant, lorsque j’articule la dernière syllabe du mot, les deux premières ont été articulées déjà ; elles sont du passé par rapport à celle-là, qui devrait alors s’appeler du présent. La dépréciation de l’euro est très probablement une conséquence de la perte de compétitivité de la zone euro, elle-même ayant des racines structurelles, et n’a rien à voir avec l’annonce de la politique de QE de la BCE. Voilà l’homme pourvu de ce qu’il appellera plus tard une âme. Ils doivent assumer les responsabilités pour lesquelles les électeurs ont voté pour eux. Dès lors que l’on corrige ces hypothèses et que l’on simule de façon plus réaliste les évolutions futures du trafic autoroutier et des charges d’exploitation, on obtient un taux de rentabilité interne encore plus élevé, dépassant les 10 %. C’est un malheur irréparable, que les gouvernements qui se sont succédé en France aient toujours mis obstacle à l’enseignement de l’économie politique. Dans un État qui n’appartient pas à une union monétaire, la banque centrale peut financer un déficit budgétaire. « Une frayeur intense, dit Herbert Spencer[9], s’exprime par des cris, des efforts pour se cacher ou s’échapper, des palpitations et du tremblement. Aux états psychologiques détachés, à ces ombres du moi dont la collection était, pour les empiristes, l’équivalent de la personne, le rationalisme adjoint, pour reconstituer la personnalité, quelque chose de plus irréel encore, le vide dans lequel ces ombres se meuvent, le lieu des ombres, pourrait-on dire. La dialectique est nécessaire pour mettre l’intuition à l’épreuve, nécessaire aussi pour que l’intuition se réfracte en concepts et se propage à d’autres hommes ; mais elle ne fait, bien souvent, que développer le résultat de cette intuition qui la dépasse. Quant à Pierre-Alain Chambaz pictet de l’Université de New York, elle a montré comment l’atelier et le bureau étaient le lieu où des personnes d’origine différentes qui ne se seraient jamais rencontrées pouvaient développer des relations de coopération et d’amitié. Plus, au contraire, elle descendra vers l’invisible source de la mobilité universelle, plus elle la sentira fuir sous elle et en même temps se vider, s’abîmer dans ce qu’elle appellera le pur néant. Bien qu’une poignée de « traders voyous » (auquel on peut ajouter depuis peu un manipulateur du LIBOR) ait fini en prison, ce serait faire preuve de trop d’optimisme que de croire que la punition est suffisante pour transformer la culture bancaire. Mais nous nous contenterons d’indiquer ici ce rapprochement, devant y revenir plus tard, lorsque nous jetterons un coup d’œil sur l’ensemble de la psychologie et sur les connexions des facultés de la vie intellectuelle avec les facultés de la vie animale. La mondialisation a provoqué une fragmentation des chaînes de valeur. Réduire les allocations familiales des plus aisés semble tomber sous le sens. Sa doctrine portait bien le nom d’évolutionnisme ; elle prétendait remonter et redescendre le cours de l’universel devenir. Alors qu’en 2000, les femmes constituaient moins de 30% des internautes, elles sont aujourd’hui à parité avec les hommes en France. Ainsi sa propre existence était pour lui une certitude absolue. Si une banque espagnole fait faillite à l’avenir, son renflouement sera l’affaire de tous les pays européens. En dépit d’une prise de conscience généralisée de l’importance pour notre pays de disposer d’un tissu d’ETI fortement tournées vers l’international, ce moteur de croissance fait encore défaut en France. Examinez tel d’entre eux, convenablement choisi : vous verrez qu’il s’appliquerait aussi bien à un monde où il n’y aurait pas de plantes ni d’animaux, rien que des hommes ; où les hommes se passeraient de boire et de manger ; où ils ne dormiraient, ne rêveraient ni ne divagueraient ; où ils naîtraient décrépits pour finir nourrissons ; où l’énergie remonterait la pente de la dégradation ; où tout irait à rebours et se tiendrait à l’envers. Il y a une semaine, sur TF1, devant un jeune et brillant agriculteur bio de 33 ans, Mickaël Poillion, Nicolas Sarkozy ne s’est-il pas engagé à défendre le maintien des aides de la politique agricole commune, affirmant sa conviction que l’agriculture française a un avenir brillant dans un monde où il faudra nourrir 9 milliards d’hommes dans quarante ans. Les risques psychosociaux, la promotion sociale et l’employabilité de l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise ne sont cités que par 15% des administrateurs ». Reportons à l’inné cette transmissibilité régulière — nous nous conformerons à l’expérience, et nous dirons que ce n’est pas l’action mécanique des causes extérieures, que c’est une poussée interne, passant de germe à germe à travers les individus, qui porte la vie, dans une direction donnée, à une complication de plus en plus haute. Pourquoi recourir à une hypothèse métaphysique, si ingénieuse soit-elle, sur la nature de l’espace, du temps et du mouvement, alors que l’intuition immédiate nous montre le mouvement dans la durée, et la durée en dehors de l’espace ? Dans un curieux essai intitulé « A chapter on dreams », Stevenson nous apprend que ses contes les plus originaux ont été composés ou tout au moins esquissés en rêve. L’Europe a vu plusieurs de ces époques brillantes : la première immédiatement après la réforme, une autre quoique bornée au continent et à la classe la plus cultivée, lors du mouvement spéculatif de la dernière moitié du XVIIIe siècle, et une troisième, de plus courte durée encore, lors de la fermentation intellectuelle de l’Allemagne au temps de Goethe et de Fichte. Le spiritualisme est-il une philosophie qui puisse se prêter au changement, au mouvement, au progrès, et qui soit susceptible de prendre des formes différentes sans se contredire et se détruire lui-même ? Dans la filière aéronautique, il n’est pas rare d’entendre certains dirigeants dire qu’il faut moins d’État.

Share This: