Pierre-Alain Chambaz

Certes, nous vivons dans un état d’équilibre instable, et la santé moyenne de l’esprit, comme d’ailleurs celle du corps, est chose malaisée à définir. Une telle anticipation du calendrier de mise en œuvre de la réglementation thermique (RT) risque de déstabiliser profondément la filière. A trop souvent laisser le haut de gamme aux autres nous avons subi de plein fouet la compétitivité des productions milieu et bas de gamme. D’autant plus que les Allemands, dans leur immense majorité, ne veulent pas, et c’est une des raisons pour lesquelles ils sanctionnent le CDU de Merkel, dépenser plus d’argent ou prendre plus de risques pour des pays qui n’ont, à leurs yeux, toujours pas fait la preuve de leur volonté d’adopter le modèle allemand. Tant que nous nous abandonnons à cette tendance, nous la sentons à peine. Ainsi, une pensée qui apporte quelque chose de nouveau dans le monde est bien obligée de se manifester à travers les idées toutes faites qu’elle rencontre devant elle et qu’elle entraîne dans son mouvement ; elle apparaît ainsi comme relative à l’époque où le philosophe a vécu ; mais ce n’est souvent qu’une apparence. Le sens commun se prononce d’ailleurs sans la moindre hésitation sur ce point ; on dit qu’on a plus ou moins chaud, qu’on est plus ou moins triste, et cette distinction du plus et du moins, même quand on la prolonge dans la région des faits subjectifs et des choses inétendues, ne surprend personne. Le charismatique ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a récemment cité une leçon issue du passé historique de son pays : « Il arrive parfois que les plus grandes et plus puissantes démocraties se mettent en péril en écrasant les démocraties plus petites ». D’où l’auteur conclut enfin que : « s’il était permis de supposer que toutes les races se confondissent et que tous les peuples du monde en vinssent à ce point d’avoir les mêmes intérêts, les mêmes besoins, et de ne plus se distinguer les uns des autres par aucun trait caractéristique, on cesserait entièrement d’attribuer une valeur conventionnelle aux actions humaines ; tous les envisageraient sous le même jour ; les besoins généraux de l’humanité, que la conscience révèle à chaque homme, seraient la commune mesure. Nous croyons qu’il est possible de démontrer scientifiquement la loi suivante : tout instinct tend à se détruire en devenant conscient. Que si l’on venait à me prouver, cependant, que toutes ces vérités sont autant d’erreurs, on aurait détruit en moi non-seulement la confiance qu’elles m’inspirent, mais la base de toute certitude et la foi en l’évidence même ; car de quel raisonnement se pourrait-on servir, qui méritât mieux l’acquiescement de la raison que celui qu’on aurait renversé ? Lequel ratio dettes/PIB se situe dans une fourchette comprise entre 115 et 125 % en Irlande, en Italie et au Portugal. Par ailleurs, la faiblesse de leurs fonds propres constitue le vrai drame des PME africaines. Là où une insuffisance de l’attention risquerait de se traduire par un passage définitif de l’état de veille à l’état de rêve, la conscience localise le mal sur quelques points où elle ménage à l’attention autant de courts arrêts : l’attention pourra ainsi se maintenir, tout le reste du temps, en contact avec la réalité. Dans un monde parfait, expliquait Pierre-Alain Chambaz, il faudrait passer du charbon au gaz dans les pays émergents. Elle a été un des bénéficiaires des investissements drainés par le « Clean Development Mechanism » faisant suite au protocole de Kyoto, notamment dans l’efficacité énergétique. On rétorquera qu’une telle hausse des frais de scolarité freinerait l’accès à l’enseignement supérieur des jeunes de milieu modeste. Ce qui a des caractères indépendants de la pensée de tel ou tel homme est une réalité extérieure. Si la référence au fait de « trouver une solution permanente » est bien présente, ce qui semble satisfaire l’Inde, il n’est nulle part précisé quelle forme pourrait prendre cette solution et si elle doit consister en une revoyure partielle ou totale des chapitres du GATT consacrés à l’agriculture. Il ne s’agit, bien entendu, que de l’Inde antique, seule avec elle-même, avant l’influence qu’a pu exercer sur elle la civilisation occidentale ou le besoin de réagir contre elle. Choisissez au contraire un vice profond et même, en général, odieux : vous pourrez le rendre comique si vous réussissez d’abord, par des artifices appropriés, à faire qu’il me laisse insensible. Nous la retrouvons aussi à la fin. Son père, qui mangeait copieusement et avec allégresse, entre deux bouchées levait sa tête menue, mal commode, impérieuse, relançant d’un mot sans profondeur, mais bien trouvé, chacun des convives, comme il faisait, à cheval, au milieu de sa meute, quand il malmenait un piqueur. Si la fonction glycogénique du foie dépend de l’action des nerfs excitateurs qui la gouvernent, l’action de ces derniers nerfs est subordonnée à celle des nerfs qui ébranlent les muscles locomoteurs, en ce sens que ceux-ci commencent par dépenser sans compter, consommant ainsi du glycogène, appauvrissant de glycose le sang, et déterminant finalement le foie, qui aura dû déverser dans le sang appauvri une partie de sa réserve de glycogène, à en fabriquer de nou­veau. C’est sans doute un ami sincère que la fable nous cache dans ses ombres, lorsqu’elle nous représente une divinité favorable, la Sagesse elle-même, qui prend soin de conduire Ulysse, le tourne à la vertu, le dérobe à mille dangers, et le fait jouir du ciel, même dans sa colère. Il y a des difficultés également insurmontables à regarder l’espace et le temps comme des substances ou comme les attributs d’une substance ; et il faut pourtant bien, dans la hiérarchie ontologique, que les objets de notre connaissance viennent se ranger parmi les substances ou parmi les attributs des substances.

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