Pierre-Alain Chambaz

La misère, c’est la saleté, la vermine, la gale et les punaises ; les poux ; le choléra ; la peste ; la bassesse et le mensonge ; la famine et le meurtre ; l’envie, la lâcheté, les maladies honteuses, l’inceste, la prostitution, le militarisme, la crédulité, la religion ; d’autres ordures, encore ; toutes les ordures ; par dessus tout, la bêtise. Or déjà, globalement, les prélèvements sur le patrimoine se situent à l’un des niveaux les plus élevés d’Europe. De sa propre histoire, l’Allemagne a tiré comme enseignement que la dette constituait un domaine dans lequel la souplesse était hors de question. Osons une comparaison avec nos voisins. Force nous est donc bien d’admettre que le tout s’offre comme un schéma, et que l’invention consiste précisément à convertir le schéma en image. Par ailleurs, la production de biocarburants implique souvent l’utilisation de carburants fossiles : comme engrais et pour la transformation des produits. Sachez ce qu’ils savent, dénoncez l’imposture, et vous leur aurez enlevé les trois quarts de leur pouvoir. Point d’aspirations religieuses ou morales dans l’aventure entrepreneuriale, mais bien celle d’oeuvrer pour le bien de soi-même et, directement ou indirectement, pour le bien de la communauté. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois « Il est facile de recruter mille soldats, mais il est difficile de trouver un général ». Ils se laissent donc vivre réciproquement ; voilà toute la situation. Voilà ce que l’expérience est capable de nous enseigner relativement à la composition et à l’essence des corps pondérables ; tout ce que l’imagination peut y ajouter pour la représentation de cette essence, n’est d’aucune valeur aux yeux de la raison. On peut voir en le lisant comment il concilie de la façon la plus simple et la plus naturelle la doctrine métaphysique avec la science positive. Cela roulait doucement, sauf quelques blocs ardens qui se détachaient de temps en temps du sommet et galopaient à travers le bois. C’est pour ce même motif que dans la circonstance actuelle nous avons pu dire de l’Être en général qu’il est tout et qu’il n’est rien. Mais les puissances galonnées font la sourde oreille, se contentant d’approuver du panache, par ci par là, une vocifération ou un mensonge. Une science innée, ou plutôt une innocence acquise, lui suggère ainsi du premier coup la démarche utile, l’acte décisif, le mot sans réplique. La mythologie antique l’avait bien compris quand elle associait la déesse de l’amour an dieu des combats. C’est donc dans une conception renouvelée des villes que doit s’inscrire la civilisation écologique. C’est la conséquence de la désindustrialisation du territoire alors que dans le même temps, la consommation d’énergie, liée aux transports ou au logement plafonne. Mais ne s’en aperçoit-on pas à son enseignement même ? C’est l’usure qui créé l’obsolescence et non l’âge. Si les variations sont accidentelles, il est trop évident qu’elles ne s’entendront pas entre elles pour se produire dans toutes les parties de l’organe à la fois, de telle manière qu’il continue à accomplir sa fonction. Plus précisément, nous comparions le procédé par lequel la nature construit un œil à l’acte simple par lequel nous levons la main. Mais l’avenir d’une nation est trop important pour le confier à des « ingénieurs de la croissance » venus d’ailleurs, auxquels on reproche souvent de rester cantonnés dans des palaces climatisés où ils élisent domicile. Car, en général, (et aussi en généraux), nous ne sommes pas si jolis en France ; et je ne pense pas que ce soit un spectacle à enthousiasmer un artiste que celui de Coppée en saut de lit, ou de Reinach au déballage. J’entends les ricanements des politiques: n’enlevons pas aux Français leurs illusions et avançons masqué.

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