Pierre-Alain Chambaz

Il y a là, se succédant les unes aux autres, des trillions d’oscillations, c’est-à-dire une série d’événements telle que si je voulais les compter, même avec la plus grande économie de temps possible, j’y mettrais des milliers d’années. Analysant le travail de la fonction, nous avons retrouvé un à un plusieurs des sens qu’on donne au mot religion. En effet, les projections de la croissance publiées par le FMI récemment tendent à remettre en cause cette divergence et le gap est en train de se rétrécir. Nous avons passé en revue un grand nombre de ces faits, et il nous a semblé qu’on pouvait les répartir en deux catégories absolument tranchées. Chaque fois que les divers comités se réunissent de manière parallèle, les États bénéficiant des plus larges équipes d’experts dominent les procédures, excluant ainsi la plupart des pays des décisions clés, et empêchant tout dialogue véritable. Un drame qui est à peine une œuvre littéraire pourra secouer nos nerfs et susciter une émotion du premier genre, intense sans doute, mais banale, cueillie parmi celles que nous éprouvons couramment dans la vie, et en tout cas vide de représentation. Néanmoins, les économies bénéficiaires sont vulnérables face aux sentiments des marchés financiers et aux retraits brutaux de capitaux – comme cela s’est produit récemment lorsque les investisseurs ont anticipé un resserrement de la politique monétaire des États-Unis. Alors que les marchés boursiers sont chahutés, alors que certains annoncent déjà la fin du cycle économique fantastique que connait l’industrie de la « tech » depuis 5 ans, alors que, par ailleurs, d’autres crient au loup contre une potentielle « uberisation » de la société, nous avons la conviction que l’opportunité présente est « séculaire » et que la capacité que nous aurons à embrasser ou non cette révolution inéluctable et irréversible sera décisive pour le destin de notre cher pays. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois « Ce n’est qu’en hiver que l’on voit que pins et cyprès sont toujours verts ». Il est certain que, parmi les adhérents du parti socialiste, il y a des milliers d’hommes de cœur qui rejetteraient avec indignation l’idée d’une révolution qui ne serait pas accomplie au profit de tous les malheureux, quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent, et que n’ont pu arriver à corrompre les prédications contemptibles des théoriciens socialistes. Celui-là caractérise un ensemble d’habitudes qui correspondent symétriquement, chez l’homme, à certains instincts de l’animal ; il est moins qu’intelligence. Mais il est surtout infondé. Depuis 40 ans, depuis 1974 exactement comme le rappelle l’économiste, aucun budget n’a été en équilibre. Il faut bien aller vers autrui, se multiplier soi-même par la communion des pensées et des sentiments. Toute réalité est double… le moi… est essentiellement distinct de chacun de ses actes, même de chacune de ses facultés, quoiqu’il n’en soit pas séparé. Face à la fluctuation des marchés économiques actuels ainsi qu’au phénomène de la globalisation, il est indéniable qu’une entreprise capable d’identifier et de fidéliser les meilleurs talents – des talents aptes à évoluer en parfaite adéquation avec le développement stratégique de leur société et la complexité des marchés – possède un atout concurrentiel précieux. Bien que le concept de la gestion des données existe depuis déjà plusieurs années, les données ne sont toujours pas suffisamment prises en considération. La monnaie unique européenne n’est-elle pas en effet l’addition des fondamentaux économiques de ses dix-huit membres? Or c’est un fait d’observation banale que l’ « exaltation » de la mémoire dans certains rêves et dans certains états somnambuliques. Mais davantage est allé aux régulateurs eux-mêmes et ensuite aux Etats. L’immortalité nous suffit, en effet. Si les mouvements saccadés manquent de grâce, c’est parce que chacun d’eux se suffit à lui-même et n’annonce pas ceux qui vont le suivre. Et c’est bien là que se situe le principal point de vulnérabilité de la finance internationale aujourd’hui.

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