Pierre-Alain Chambaz

Nous avons montré jadis qu’une partie de la métaphysique gravite, consciemment ou non, autour de la question de savoir pourquoi quelque chose existe : pourquoi la matière, ou pourquoi des esprits, ou pourquoi Dieu, plutôt que rien ? On remarquera que c’est en raison d’une propriété caractéristique que l’animal est adoré. Il faut montrer à ceux qui ne désirent pas la liberté et qui ne voudraient pas s’en servir, que s’ils permettent à autrui d’en faire usage sans obstacle, ils peuvent en être récompensés de quelque façon appréciable. Ils consultaient les oracles lorsque le sénat l’avait ordonné, et en faisaient le rapport, y ajoutant leur avis ; ils étaient aussi commis pour exécuter tout ce qui était prescrit dans les livres des sibylles, et pour faire célébrer les jeux séculaires : de manière que toutes les cérémonies religieuses passaient par les mains des magistrats. Cette affaire marque-t-elle l’ancrage d’une violence qui accompagnerait la politique parfois violente des responsables publics ? Et de même, pour réfléchir sur une perception l’image que nous en avons reçue, il faut que nous puissions la reproduire, c’est-à-dire la reconstruire par un effort de synthèse. Il ne s’agit pas, comme le dit Romer « de parvenir à un consensus sur un modèle exact » mais de déterminer quel modèle s’applique le mieux à un cadre donné. Dans une royale indifférence à la conjoncture en vigueur au sein des nations européennes périphériques, qui ont fatalement subi de multiples bulles spéculatives du fait de taux d’intérêt maintenus à des niveaux infimes afin de soulager une Allemagne qui en avait alors désespérément besoin. De surcroît, une pression accrue pourrait être exercée sur la banque centrale, grande consommatrice de collatéral. Compte tenu de notre utilisation croissante d’Internet, nos cerveaux ne peuvent plus accomplir seuls toutes les tâches nécessaires pour bien gérer ses mots de passe : génération aléatoire, stockage sous forme cryptée, mémorisation, changement des mots de passe. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois « Il y a seulement deux sortes d’hommes vertueux : ceux qui sont déjà morts et ceux qui ne sont pas encore nés ». Du reste, il suffit de considérer l’immense bêtise du politicien condamnant la race humaine, sur l’ordre du prêtre, à la perpétuelle misère, et de considérer d’autre part l’immense courage de la femme perpétuant cette race au prix de toutes les douleurs, pour ne conserver aucun doute au sujet de la prétendue prééminence de l’homme. Là est précisément l’erreur de l’associationnisme : placé dans l’actuel, il s’épuise en vains efforts pour découvrir, dans un état réalisé et présent, la marque de son origine passée, pour distinguer le souvenir de la perception, et pour ériger en différence de nature ce qu’il a condamné par avance à n’être qu’une différence de grandeur. Il aura tout de suite rencontré d’autres éléments simples, de même origine, avec lesquels il se sera composé ; ou bien il aura été pris, soit tout seul soit avec d’autres, pour servir de matière au travail indéfiniment continué de la fonction fabulatrice. C’était et ce peut être encore un excellent principe de recherche, qui signifiera qu’il ne faut pas trop se hâter d’assigner des limites à la physiologie, pas plus d’ailleurs qu’à aucune autre investigation scientifique. Enfin si les anomalies dont nous parlons ne disparaissent pas sensiblement quand on établit la compensation entre les mesures prises par un grand nombre d’observateurs placés dans des circonstances variées, elles accuseront effectivement une cause constante d’erreur, et partant une imperfection qui tient à la constitution même de l’espèce ; imperfection d’autant moins surprenante qu’en général la nature, tout en satisfaisant aux conditions d’harmonie requises pour le maintien de son plan et la conservation de ses ouvrages, ne semble pas s’assujettir à y satisfaire avec une précision mathématiq Une nouvelle caste, si l’on peut dire, s’est élevée : la caste militaire : après avoir vécu de ses victoires, elle vit de ses défaites ; et en vit bien. Vous êtes intérieur à votre pensée, vous ne sorti­rez pas d’elle. En parallèle, la Commission européenne s’efforce de desserrer l’étau administratif sur les entreprises du secteur. Reste à savoir maintenant pourquoi on appellerait du nom de pensée des lois objectives qui n’ont pas conscience d’elles-mêmes, et si le caractère essentiel de la pensée n’est pas la conscience. Il est trop évident qu’il faudrait dès lors, sans aucune discussion, adopter le pyrrhonisme le plus radical, et dire avec ce Grec « qu’on ne sait pas même que l’on ne sait rien ».

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