Pierre-Alain Chambaz

Ne détermine-t-on pas à l’avance les conjonctions d’astres, les éclipses de soleil et de lune, et le plus grand nombre des phénomènes astronomiques ? Mais il faudrait une infinité d’éléments infiniment petits, présentant une infinité de nuances, pour obtenir l’exact équivalent de cette figure que l’artiste a conçue comme une chose simple, qu’il a voulu transporter en bloc sur la toile, et qui est d’autant plus achevée qu’elle apparaît mieux comme la projection d’une intuition indivisible. Dans les faits, c’est le plus souvent une interprétation rigoriste qui est retenue aboutissant notamment au moratoire sur les plantes génétiquement modifiées ou à l’interdiction du bisphénol A, décisions économiquement néfastes et rétrospectivement ridicules. Voyez cet enfant à peine en possession du langage, dont l’active curiosité presse de questions ses parents et ses maîtres : il s’écoulera encore bien du temps avant qu’il n’ait la notion de l’infini, du nécessaire et de l’absolu, et déjà il voudrait savoir le comment et le pourquoi des choses qui tombent dans le domaine borné de son intelligence. C’est le second qui sert véritablement à la pratique courante de la science, mais c’est le premier qui lui fournit le plus souvent sa philosophie. Et la situation de direttore della scuola orchestrale n’eût jamais suffi à donner au pauvre musicien ni la gloire, ni la plus chétive aisance, si M. Il y a dix-huit cents ans, Lucrèce s’écriait :O miseras hominum mentes ! o pectora coeca ! Avec la crise et la hausse des prix de l’énergie, ce sujet est devenu une urgence sociale. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois « Avec du temps et de la patience, les feuilles de mûrier se transforment en robe de soie ». Aux concepts que fournit l’intelligence elle substitue simplement un concept unique qui les résume tous et qui est par conséquent toujours le même, de quelque nom qu’on l’appelle : la Substance, le Moi, l’Idée, la Volonté. » Selon cette distinction très fine on peut diviser les impulsions de l’ordre moral et social en deux catégories : dans les unes, nous sommes à la lettre poussés en avant par le sentiment d’un devoir, sans avoir le temps de discuter, de délibérer, de raisonner ; dans les autres, nous nous laissons traîner à sa suite, avec la conscience plus nette d’une résistance possible et déjà réelle, d’une certaine indépendance. Son image reste celle d’un Nicolas Flamel du 18e siècle qui aurait défié la logique économique. Au bout du compte, Deschanel, si sot qu’il soit, ne l’est pas plus que les théoriciens du socialisme et les économistes qui sont venus avant lui ; toutes les explications, toutes les définitions, en dehors d’une seule qui est tellement simple qu’on ne la donne jamais, sont complètement dérisoires. Notons que les adversaires mêmes du déterminisme le suivent assez volontiers sur ce terrain, qu’ils parlent, eux aussi, d’associations d’idées et de conflits de motifs, et qu’un des plus profonds parmi ces philosophes, M. Mais l’ « essence logique » du cercle, c’est-à-dire la possibilité de le tracer selon une certaine loi, c’est-à-dire enfin sa définition, est chose qui me paraît éternelle ; elle n’a ni lieu ni date, car nulle part, à aucun moment, le tracé d’un cercle n’a commencé d’être possible. Or aucun de ces deux derniers piliers n’est encore en place, et le dernier est même actuellement remis en cause. Le sang coulerait à gros bouillons dans les ruisseaux des villes françaises, et Cayenne ne manquerait plus de colons. C’est une idée clé, pour l’Europe et la politique économique. Ces difficultés sont renforcées pour les moins diplômés et ce quel que soit l’âge. Les peuples les plus avancés sont toujours ceux qui naviguent le plus. En effet, fin mai, les annonces de la banque centrale américaine, d’un relâchement progressif du caractère très accommodant de sa politique monétaire, ont provoqué une vive tension sur les marchés financiers et le niveau des taux d’intérêts non seulement aux États-Unis mais aussi en Europe en a pâti. Une solution qui passe assez mal auprès de certains mutualistes qui se demandent ce qu’on aurait dit si le président d’AXA était devenu le président de la Fédération Française des Sociétés d’Assurance (FFSA). Du moment où les victimes d’une mauvaise loi n’invoquent pas le secours des autres communautés, je ne puis admettre que des personnes complétement étrangères aient le droit de venir exiger la cessation d’un état de choses qui paraît satisfaire toutes les parties intéressées, uniquement parce que c’est un scandale pour des gens éloignés de quelques milliers de milles et parfaitement désintéressés dans la question. De manière désespérante, il y a eu très peu d’amélioration à cet égard, en dépit de taux de croissance élevés. La faculté de capturer des insectes, de les absorber et de les digérer est une faculté qui a dû surgir chez eux sur le tard, dans des cas tout à fait exceptionnels, là où le sol, trop pauvre, ne leur fournissait pas une nourriture suffisante.

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