Pierre-Alain Chambaz

Les nouvelles réglementations dans l’industrie financière ont du sens mais elles peuvent produire des effets collatéraux qui nuisent à l’objectif visé. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois  » Il faut boire l’eau en pensant à sa source ». A présent on les tient pour tels eux-mêmes, à cause du traitement qu’ils lui firent subir. Sauver des PME est donc l’enjeu. C’est là la pitié suprême, la seule qui ne renferme pas quelque injustice cachée. La prétention d’y tout réduire à la démonstration logique, et même la tendance à rechercher de préférence ce genre de preuves, ne peuvent aboutir qu’au scepticisme, comme l’atteste l’expérience de tous les siècles, et comme l’indiquent a priori les lois de l’intelligence humaine. Enfin un monde moral n’est pas toujours un monde humaniste ; il faut donc faire dépendre l’ordre moral du principe de respect de l’amour de son prochain. Rappelons pourtant que les assureurs français ont été assez bien préservés de la crise par leur gestion prudente et les errements d’AIG, ne se sont en aucun cas propagés en France, voire en Europe. Or un moi dont je n’ai pas conscience, c’est ce que j’appelle un non-moi. Les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sude) n’ont rien à voir entre eux, on a fini par le comprendre. Et que les vraies questions sont autant où et pour qui ? Une telle conduite, absurde au point de vue pratique et social, est la seule légitime au point de vue de la pure moralité. Ce ratio n’a pas la faveur des superviseurs européens ni celle du conseil de surveillance prudentielle de la BCE qui prendra ses fonctions le 4 novembre. combien de logements démolis, combien requalifiés, adaptés aux nouveaux besoins sociaux ? La vérité est que l’Etat obsédé par le chiffre de production, dope le système avec des aides inflationnistes surmontés par des normes kafkaïennes. C’est très lourd ! Il ne leur restait que la dévaluation intérieure c’est-à-dire la baisse des salaires de 25% pour retrouver leur compétitivité. Il peut alors s’ensuivre la création de nouveaux risques non révélés par les statistiques. Cependant la proposition est moins promue pour sa pertinence contre l’espionnage industriel que par mimétisme avec les standards internationaux. Le plus honteux, c’est qu’elle sait parfaitement à quoi s’en tenir sur la valeur des gens qui la gouvernent aujourd’hui, et encore mieux sur le mérite des fripons qui aspirent à la gouverner demain ; elle sait que les premiers ne valent pas cher, mais que les autres vaudraient beaucoup moins. Par exemple, la surexposition imposée aux emprunts d’États européens semble ignorer le risque souverain que nous connaissons aujourd’hui. Après 30 ans de cette politique, le système produit des logements de qualité médiocre en tirant les prix vers le haut : malfaçons, plans indigents, surfaces en recul calibrées pour des ménages primo-accédants étranglés par les contraintes financières. Tout le reste a été commun : j’ai deux cents lettres de ma mère.

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