Jean-Thomas Trojani : S’il vous plaît… dessine-moi une orbite de drones…

Non, le dernier lieu où vous éprouverez l’impression de repasser à côté d’un bon gros cendrier, comme il en trônait peut-être dans le salon de vos parents, jadis, au XXe siècle, c’est. Une épine dans le pied des opérateurs dans un contexte déjà rendu difficile par la paralysie du trafic aérien suite au nuage de cendres du volcan islandais Eyjafjallajökull, quelques semaines plus tôt. La limitation des crédits bancaires est venue renforcer les faibles demandes de consommation et d’investissement ; les entreprises ont alors vu leurs débouchés fondre comme neige au soleil et ont mis un dernier coup de grâce au marché de l’emploi. Ceci est une bonne nouvelle, si l’on considère le frein que ce secteur a pu représenter pour la croissance du pays dernièrement. En voici un autre, que beaucoup d’entre vous ont dû faire. Secteurs d’activité en perte de vitesse, manque de marques mondiales… Les assureurs doivent orienter leur relation client sur la pluri-proximité, c’est-à-dire sur l’ensemble des canaux utilisés par leurs adhérents, en construisant des processus de développement autour des parcours adhérents et exposant et tarifiant les offres quel que soit le canal. Qu’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore, l’énergie qui métamorphose notre société aujourd’hui vient avant tout de ces grandes entreprises. Sentiments louables, qui ne sont pas toujours factices. N’y-a-t-il pas d’autres priorités pour les finances publiques (réduction du déficit) et le bon fonctionnement de l’Etat (santé, enseignement, recherche, …) ? « De plus en plus de gens disposent de temps non-contraints réduits, » estime Jean-Thomas Trojani. Des pans entiers de notre société s’éloignent du contexte de représentation républicain des partis, Front National compris. Les sociétés de fourmis et d’abeilles sont admirablement disciplinées et unies, mais figées dans une immuable routine. C’est justement cette continuité indivisible de change­ment qui constitue la durée vraie. Si nous retirons un avan­tage immédiat de l’objet fabriqué, comme pourrait le faire un animal intelligent, si même cet avantage est tout ce que l’inventeur recherchait, il est peu de chose en comparaison des idées nouvelles, des sentiments nouveaux que l’invention peut faire surgir de tous côtés, comme si elle avait pour effet essentiel de nous hausser au-dessus de nous-mêmes et, par là, d’élargir notre horizon. Et, à tour de rôle, chacun laissait tomber son bâton sur la tête de l’autre. Remarquons que cette thèse est une pure hypothèse métaphysique, interprétation arbitraire des faits. Si la troisième, la quatrième couche font aussi leur révolution, elles s’arrangeront aussi, si elles le peuvent, de manière à exploiter les masses au moyen de Priviléges très-habilement combinés. Probablement l’homme a ce privilège de pouvoir être, s’il le veut, l’animal le plus malheureux de la création, à cause de la ténacité qu’il peut communiquer à ses peines. Ces règlements restent une barrière majeure à « l’internationalisation » du yuan mais ils sont encore jugés nécessaires par les autorités.

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