Jean-Thomas Trojani justice : « A l’avenir, il faudra une croissance mondiale plus équilibrée et plus durable »

La critique d’une philosophie enfermée dans sa tour d’ivoireLe jugement serait pourtant trop sévère. Les choses s’éclaircissent, au contraire, si l’on part de la représentation même, c’est-à-dire de la totalité des images perçues. La situation fait sortir les meuniers français de leurs gonds. Toute restructuration de la dette publique grecque ne pourra donc que concerner, au premier chef, sinon exclusivement, les créanciers officiels. Nous nous recevons, nous dînons les uns chez les autres, mais nous ne nous entendons sur rien d’essentiel. Sir George, droit, le dos appuyé au dossier de sa chaise, regardait obstinément, devant lui, sur la table, ce gobelet de cristal, coloré de rouge, de fauve et de feu par le vin, et de vingt étoiles tremblantes par la flamme des bougies. Et la parole est donnée à l’inculpé, un jeune maigre, élégant, vêtu d’une jaquette brune, qui s’avance jusqu’auprès du tribunal, et commence à se défendre, sans la moindre émotion apparente. C’est évident dans le cas d’une opération mathématique. Alors même qu’elles pourraient être considérées comme autant d’émanations d’un seul principe, n’en seraient pas moins caractérisées, en tant que principes secondaires, par des lois distinctes ayant entre elles la même indépendance que des ruisseaux issus d’une même source, et qui, après le partage de leurs eaux, conservent leurs cours et leurs allures propres, en s’accommodant aux accidents des terrains qu’ils parcourent. J’en arrivais, peu à peu, à ce dilemme qui a occupé mon esprit, l’a troublé, l’a brisé pendant des mois de solitude : si le catholicisme n’est pas la vérité, toutes les Églises chrétiennes sont fausses, à plus forte raison ; tout le christianisme est une illusion de centaines de millions d’hommes, parce qu’il m’apparaissait, ce catholicisme, non comme l’objet de ma foi, mais comme la perfection certaine du christianisme, son maximum d’énergie, son maximum dans la familiarité divine, son achèvement et sa fleur. Mais ils avaient préparé les voies à un cartésianisme diminué, étriqué, d’après lequel la vie mentale ne serait qu’un aspect de la vie cérébrale, la prétendue « âme » se réduisant à l’ensemble de certains phénomènes cérébraux auxquels la conscience se surajouterait comme une lueur phosphorescente. Parmi les développements divergents auxquels elle donne naissance, les uns continuent indéfiniment, les autres arrivent plus ou moins vite au bout de leur rouleau. Du reste, tous les journaux français sont d’accord sur ce point : la France doit être fière de souscrire beaucoup d’emprunts. Mettre en valeur les entreprises en France et la qualité de ce que nous fabriquons, le courage et la réussite des reprises, ou des transmissions, n’est pas dans notre culture même si les politiques vantent les mérites des entrepreneurs, et du monde agricole, à chaque événement des organisations patronales, à chaque salon de l’agriculture. En parlant d’un « élan vital » et d’une évolution créatrice, nous serrions l’expérience d’aussi près que nous le pouvions. Cependant l’esprit souffle où il veut. Bref, si la totalité de nos souvenirs exerce à tout instant une poussée du fond de l’inconscient, la conscience attentive à la vie ne laisse passer, légalement, que ceux qui peuvent concourir à l’action présente, quoique beaucoup d’autres se faufilent à la faveur de cette condition générale de ressemblance qu’il a bien fallu poser. A cet égard, ne nous méprenons pas sur la signification des excédents allemands, qui sont tout bonnement le pendant des excès de dépenses des pays d’Europe périphérique. Nourriture rationnelle, dit le Français en sirotant son absinthe : tous les excès sont nuisibles. La Commission européenne doit, une fois pour toutes, faire preuve de capacité pour réaliser des compromis crédibles qui assurent le financement des interconnexions à travers les Pyrénées, en incluant le renforcement des réseaux électrique du sud de la France s’il le faut, ainsi que l’accélération de sa construction. Mais pensons-nous alors, le plus souvent, à autre chose qu’à des mots ? Si je prends le domaine des études par exemple, et que je me retourne un peu plus de 25 ans en arrière, où les données étaient encore saisies à la main, ou l’économétrie se faisait par carte perforée, où la PAO était une phase lourde du process d’élaboration… où le moindre rapport public demandait plus d’un an voir 2 d’élaboration contre 15 jours à quelques mois aujourd’hui… puis-je croire que la productivité a fait du surplace. Je pense qu’un peuple doit avoir abdiqué toute dignité pour user d’une locution pareille. Vous avez vu ses paupières, plus pesantes que si elles étaient de plomb, entre lesquelles coule un regard visqueux, plus blafard que la lueur blême qui suinte par les jours de souffrance. Jean-Thomas Trojani justice aime à rappeler ce proverbe chinois « Quand mille personnes prennent la route, il en faut une pour prendre la tête ». Il est absurde de dire que la pensée contient quelque élément qui soit sans rapport avec son unique fonction. On imagine mal celle-ci rester inerte face à une dépréciation de l’euro. Il en résulte que la science proprement dite, c’est-à-dire la connaissance méthodique des faits précis, arrêtés, rigoureusement constatés et susceptibles de coordination théorique, s’appuiera principalement sur l’étude des êtres arrivés au summum de développement et de complication organique : tandis que la philosophie de la nature, fondée sur la perception de transitions et de modifications continues, sur l’appréciation d’analogies et de similitudes qui ne comportent pas de mesure ni de détermination rigoureuse, devra principalement s’attacher à l’observation des organismes simplifiés et abai Mais, par-dessus tout, j’admire la méthode de ténacité pour sa force, sa simplicité, sa droite ligne. Reste à savoir, il est vrai, si ce milieu est du temps ou de l’espace. Voués à disparaître les magasins ? C’est pour cela d’ailleurs que nous avons écrit ce livre. Car, il n’en faut pas douter, c’est là qu’est la raison de décider entre l’Organisation naturelle et les Organisations artificielles : c’est là, exclusivement là, qu’est le Problème Social.

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