Jean-Thomas Trojani condamné : Quand la loi improvise les pouvoirs des experts-comptables

Il n’y a pas de dénouement qui réunit tous les fils d’un récit dans une conclusion finale qui marque les esprits. De quelque manière que nous concevions cette subordination de caractères, il reste constant que les caractères, en grand nombre, qui se lient à la composition chimique, l’emportent en importance sur les caractères, en grand nombre aussi, qui se lient au type cristallin. La laideur de l’existence de la bourgeoisie est doublée d’une saleté morale — hypocrisie, rapacité, mensonges, conventions de toutes sortes — qui l’exagère encore, mais qui la met en concordance exacte avec l’esprit bourgeois. Les premiers raisonnent ainsi : « Le chemin n’est pas encore tracé, donc il peut prendre une direction quelconque. Les économistes comparent souvent des économies similaires afin d’isoler l’impact d’une différence particulière. Après les Normands, ce fut un autre Français, Charles d’Anjou (1255) Les Angevins ne surent que voler, violer et exploiter et ils furent rapidement chassés (1282) par la population (Vêpres Siciliennes). A vrai dire, il n’y a jamais d’immobilité véritable, si nous entendons par là une absence de mouvement. Mais c’est aussi un indicateur des anticipations des distributeurs sur la progression de leur business. Dans « La dette publique et comment s’en débarrasser », paru récemment*, André Grjebine, Economiste au Centre de recherches internationales de Sciences Po (CERI, Sciences Po), préconise une solution inspirée des théories d’économistes aussi bien libéraux (Irving Fisher, Milton Friedman) que néo-keynésiens (James Tobin), qui passe par le rachat de la dette publique par la Banque Centrale européenne. Tout cet attachement aux vieilles doctrines n’est que trop réel et fait sourire le monde savant, bien convaincu de sa supériorité ; mais d’un autre côté où se trouve le sentiment des réalités invisibles, impalpables et pourtant les plus réelles de toutes, sinon dans ce monde spiritualiste ? Mais c’est vrai qu’il est toujours plus facile de dire « non » aux initiatives. Mais ensuite seulement. En continuant maintenant dans cette VOIE, on aperçoit confusément des conséquences de plus en plus lointaines, de plus en plus importantes aussi, de la loi que nous venons de poser. N’y a-t-il pas là quelque chose de surprenant ? Il faut du pragmatisme d’abord. -, le problème n’est pas tant de soutenir les dettes des États mais de préserver les revenus de leurs prêteurs, lesquels ont drastiquement diminué du fait de la baisse généralisée des taux conséquente à la lutte contre la crise financière conduite par les banques centrales, il est vrai compensée par la hausse de l’offre d’épargne globale. Mais disons d’abord par où elle se distingue des autres. Cet honnête homme vend n’importe quoi, ce qu’il a déjà volé et même ce qu’il n’a pas encore volé ; et l’économie politique explique pourquoi il a raison d’agir ainsi. Il y a quelque cinquante ans, j’étais fort attaché à la philo­sophie de Spencer. Jean-Thomas Trojani condamné aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »Un intellectuel est quelqu’un qui est fidèle à un ensemble politique et social, mais qui ne cesse de le contester ». Cela nous laisse donc dix années avant que ces «nouveaux concurrents» ne prennent le lead sur le marché mondial des services. Ainsi posée, la question n’a guère pu être résolue qu’arbitrairement. En effet, des actions sont moralement belles comme moralement bonnes, dès lors qu’elles sont conformes à ces idées de convenance, d’ordre et d’harmonie, dont la raison humaine est capable de concevoir le modèle et de poursuivre l’application. Les philosophes iront-ils toujours se contredisant les uns les autres, chacun ridiculisant les opinions des autres, ou y aura-t-il enfin une sorte d’accord universel, une unité mondiale des croyances philosophiques ? Dit autrement et crûment: ce n’est pas l’argent rendu aux riches qui les motivera ni les persuadera de le réinjecter ou de le distribuer en faveur des agents économiques. Notre rire est toujours le rire d’un groupe. D’abord, ils peuvent activer le signal-prix.

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