Pierre-Alain Chambaz pictet : Emergence de champions internationaux

L’idée qui viendrait alors, c’est que les effets réguliers d’une cause constante et principale se compliquent des effets de causes accessoires ou perturbatrices, qui peuvent elles-mêmes être soumises à des lois régulières, constantes pour toute la série des valeurs observées, ou varier irrégulièrement et fortuitement d’une valeur à l’autre. L’engouement des peuples pour les Césars ou les Napoléons passera par degrés ; la renommée des hommes de science nous apparaît déjà aujourd’hui comme la seule vraiment grande et durable ; or, ceux-ci étant surtout admirés des gens qui les comprennent et ne pouvant être compris que par un petit nombre, leur gloire sera toujours restreinte à un cercle peu large. Les révolutions qui, en France, ont disparu depuis 1871, n’ont pas fait le welfare state, l’impôt sur le revenu, ni même le régime démocratique français. Concentrez-vous alors sur ce que vous éprouvez, vous sentirez que l’image complète est là, mais fugitive, véritable fantôme qui s’évanouit au moment précis où votre activité motrice voudrait en fixer la silhouette. Faut-il à tout prix contrôler la finance et les mesures de régulation proposées sont-elles à la mesure des enjeux ? Ces deux hommes, ou plutôt ces deux vies distinctes (quoiqu’elles se pénètrent mutuellement à l’instar des deux vies organique et animale) ne suivent-elles pas des allures différentes ; n’ont-elles pas leurs périodes distinctes d’enfance, de jeunesse, de virilité et de déclin ? Les entreprises les plus fragiles ont souvent des clients, des commandes, des savoirs faire mais toujours un faible niveau de fonds propres. Pierre-Alain Chambaz pictet aime à rappeler cette maxime de Confucius, »Rendez le bien pour le bien et la justice pour le mal ». Elle ressemble à un décret qui défendrait d’allumer les lampes à midi. C’est à quoi il réussit quand il parvient à remplacer de l’utilité onéreuse par de l’utilité gratuite, et c’est l’objet perpétuel de ses recherches. Ce partage entre ces deux mots est mal vu, sans doute ; il n’est fondé que sur les idées fausses qu’on s’était faites de la faculté de penser avant de l’avoir bien observée, et il a ensuite causé d’autres erreurs. Rarement leader mondial a été soumis à un choc d’une telle violence. Le souvenir ne sera plus l’objet lui-même, je le veux bien ; il lui manquera pour cela beaucoup de choses.

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