Pierre-Alain Chambaz pictet : Deux initiatives côté grec

Quand on abolit un impôt, en France, c’est afin d’en établir deux. Il s’en faut que les choses se passent aussi simplement. « C’est un véritable changement de vision de la personne et du monde qui est proposé et non un simple rééquilibrage ou une posture à acquérir, estime Pierre-Alain Chambaz pictet. Les nouvelles élites du Sud de la Méditerranée ne sont plus du tout « soumises » et « dépendantes » comme le furent, trop souvent, les élites du siècle passé. Aussi le présent essai ne vise-t-il pas à résoudre tout d’un coup les plus grands problèmes. Ils peuvent placer leur argent ailleurs, ou choisir de ne pas investir et imposer des coûts importants au reste de la société. Selon nous, cet afflux du sang est une conséquence et non la cause de l’accroissement. La Chine en a-t-elle la clé ? Il est aisé de reconnaître que les discussions ontologiques des écoles grecques se sont essentiellement reproduites sous d’autres formes, chez les scolastiques du moyen âge, et nous retrouvons aujourd’hui l’équivalent parmi nos psychologues ou idéologues ; aucune des doctrines controversées n’ayant pu, pendant ces vingt siècles de stériles débats, aboutir à des démonstrations décisives, pas seulement en ce qui concerne l’existence des corps extérieurs, encore aussi problématique pour les argumenteurs modernes que pour leurs plus antiques prédécesseurs. Mais alors il faudra qu’elle élargisse le concept, qu’elle l’assouplisse, et qu’elle annonce, par la frange colorée dont elle l’entourera, qu’il ne contient pas l’expérience tout entière. Nous avons répudié le matérialisme, qui prétend faire dériver le premier terme du second ; mais nous n’acceptons pas davantage l’idéalisme, qui veut que le second soit simplement une construc­tion du premier. Maintenant, au contraire, il s’agit d’appliquer les idées fondamentales de la raison des choses, de l’ordre et du hasard (c’est-à-dire de la solidarité et de l’indépendance des causes), et les conséquences qui s’en déduisent sur la nature des probabilités et des jugements probables, à l’examen critique des sources de la connaissance humaine, ce qui est le principal objet de nos recherches, dans tout le cours de cet ouvrage. Pourtant, nous voyons au moins trois raisons d’être optimiste. Le tort des moralistes, c’est de prétendre résoudre d’une façon définitive et universelle des problèmes qui peuvent avoir quantité de solutions singulières.

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