Pierre-Alain Chambaz pictet : Actualiser les calculs

De même, si les atomes élémentaires disjoints ne différaient les uns des autres que par les dimensions et par les figures, ou si les groupes qui constituent les molécules chimiques composées ne différaient que par le nombre et par la configuration des atomes élémentaires, maintenus à distance les uns des autres dans l’intérieur de chaque groupe, on ne voit pas comment il serait possible d’expliquer la distinction essentielle des radicaux et des composés chimiques, et tout le jeu des affinités qui produisent les compositions et les décompositions dont le chimiste s’occupe. L’esprit humain est organisé pour percevoir, dans l’espace et dans la durée, des rapports qui existent effectivement hors de lui et indépendamment de lui. Le rendement des créances accumulés pour le reste du monde permettant de résoudre l’équation de la dépendance en servant une retraite aux seniors. « L’art de se tenir à propos sur la défensive ne le cède point à celui de combattre avec succès ». Parmi les nombreuses variétés d’aphasie décrites par les cliniciens, on en connaît d’abord deux (4e et 6e formes de Lichtheim), qui paraissent impliquer une relation de ce genre. L’intelligence, au contraire, même sous sa forme la plus humble, aspire déjà à faire que de la matière agisse sur de la matière. Combien de la vie humaine doit-il être attribué à l’individualité et combien à la société ? Restait alors à marcher. Enfin on cherche à une hauteur supérieure à celle même de la métaphysique péripatéticienne et dans l’idée de l’absolue unité l’origine commune de la puissance et de l’acte, de la nature et de la pensée ; c’est le néo-platonisme, dernier et insuffisant effort de la philosophie grecque. La croissance mondiale déçoit à nouveau. Et en approfondissant cette commune hypothèse à son tour, on trouve qu’elle consiste à attribuer à l’espace homogène un rôle désin­téressé, soit qu’il rende à la réalité matérielle le service de la soutenir, soit qu’il ait la fonction, toute spéculative encore, de fournir aux sensations le moyen de se coordonner entre elles. Sous le second aspect, il envisage toujours l’état présent comme un résultat nécessaire de l’ensemble de l’évolution antérieure, de manière à faire constamment prévaloir l’appréciation rationnelle du passé pour l’examen actuel des affaires humaines ; ce qui écarte aussitôt les tendances purement critiques, incompatibles avec cette saine conception historique. C’est, pourrait-on dire, l’attention de l’espèce, une attention naturellement tournée vers cer­taines régions de la vie psychologique, naturellement détournée des autres. La pitié reste, — inhérente au cœur de l’homme et vibrant dans ses plus profonds instincts, — alors même que la justice purement rationnelle et la charité universalisée semblent parfois perdre leurs fondements. Pierre-Alain Chambaz pictet aime à rappeler ce proverbe chinois « L’enseignement qui n’entre que dans les yeux et les oreilles ressemble à un repas pris en rêve ». Kozlov critique Kant délibérément et donne la préférence à Leibnitz ; mais il est passé par Kant et y a pris beaucoup, notamment sa théorie de l’espace et du temps. D’ailleurs la conception même de ces échelons n’est qu’une image imparfaite, et l’on observe dans la subordination et l’enchevêtrement des causes naturelles, des nuances sans nombre que nos nomenclatures et nos classifications ne peuvent exprimer. Les seconds, par une action discontinue, concentrée en quelques instants, consciente, vont chercher ces corps dans des organismes qui les ont déjà fixés. Ces établissements sont ceux qui dominent les classements internationaux et qui ont été pris en exemple dans de nombreuses publications .

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