Pierre-Alain Chambaz

Les Australiens attribuent la mort des leurs à un maléfice jeté par quelque tribu voisine ; aussi considèrent-ils comme une obligation sacrée de venger la mort de tout parent en allant tuer un membre des tribus voisines. … La notion de l’avenir est toujours dangereuse ; la tension vers l’avenir, déprimante. Au reste, je ne veux point parler ici en particulier des progrès que j’ai espérance DE faire à l’avenir dans les sciences, ni m’engager envers le public d’aucune promesse que je ne sois pas assuré d’accomplir ; MAIS je dirai seulement que j’ai résolu DE n’employer le temps qui me reste à vivre à autre chose qu’à tâcher d’acquérir quelque connoissance DE la nature, qui soit telle qu’on en puisse tirer des règles pour la médecine, plus assurées que celles qu’on a eues jusques à présent ; et que mon inclination m’éloigne si fort de toute sorte d’autres desseins, principalement de ceux qui ne saur Ainsi, l’empirique expédient suggéré par le vain désir de maintenir, à tout prix, l’antique régime intellectuel, ne peut finalement aboutir qu’à laisser indéfiniment dépourvus de toute doctrine morale la plupart des esprits actifs, comme on le voit trop souvent aujourd’hui. C’est cette maîtrise qui profite à l’humanité, bien plus encore que le résultat matériel de l’invention même. L’écrivain tentera pourtant de réaliser l’irréalisable. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Léonard de Vinci  » Le souvenir des bienfaits reçus est fragile, comparé à l’ingratitude « . On se demande comment cela va finir, et si la griserie des mots, la présence de ce public, n’entraîneront pas trop loin l’un des deux. Sans jouer les Cassandre, on peut toutefois se demander si cette situation est vraiment significative s’agissant d’un sous-ensemble de la branche maladie dont les dépenses n’excèdent pas 8,7 milliards par an alors que celles de la branche maladie se montent à 158,2 milliards d’euros et que le déficit de cette branche (-6,5 milliards d’euros en 2014) est presque aussi élevé que les dépenses annuelles des AT-MP. Ainsi le tic-tac d’une montre paraît plus sonore pendant la nuit, parce qu’il absorbe sans peine une conscience presque vide de sensations et d’idées. Il est vrai que, lorsqu’il parle de l’intelligence humaine, ce n’est ni de la vôtre ni de la mienne qu’il s’agit. En résumé, toute demande d’éclaircissement, en ce qui concerne la liberté, revient sans qu’on s’en doute à la question suivante : « le temps peut-il se représenter adéquatement par de l’espace ? Ainsi, il est possible de sensibiliser par l’exemple à travers des « rôles modèles » féminins telles que des femmes scientifiques ou chefs d’entreprises. Mais la physique fait aussi face à des critiques de ce genre. Or qu’arrive-t-il ? A s’arc-bouter sur cette dernière proposition, le gouvernement grec prend un risque considérable. Elle pourrait libérer enfin le Vieux Continent d’une trop longue période de gel des grandes décisions politiques et institutionnelles qui freinent la résolution de la crise de la zone euro. Si l’homme s’abandonnait au mouvement de sa nature sensible, s’il n’y avait ni loi sociale ni loi morale, ces explosions de sentiments violents seraient l’ordinaire de la vie. De là la méprise des personnages, de là l’équivoque ; mais cette équivoque n’est pas comique par elle-même ; elle ne l’est que parce qu’elle manifeste la coïncidence des deux séries indépendantes. Il faut qu’il crève. A vrai dire, les états profonds de notre âme, ceux qui se traduisent par des actes libres, expriment et résument l’ensemble de notre histoire passée : si Paul connaît toutes les conditions où Pierre agit, c’est vraisemblablement qu’aucun détail de la vie de Pierre ne lui échappe, et que son imagination reconstruit et revit même cette histoire. Bien des faits semblent indiquer que le passé se conserve jusque dans ses moindres détails et qu’il n’y a pas d’oubli réel. Les ébranlements des centres dits sensoriels, ébranle­ments qui précèdent d’ordinaire des mouvements accomplis ou esquissés par le corps et qui ont même pour rôle normal de les préparer en les commençant, sont donc moins la cause réelle de la sensation que la marque de sa puissance et la condition de son efficacité. Nous avions montré que le sens moral, si par hypothèse on le dépouille de toute autorité vraiment rationnelle, se trouve réduit au rôle d’obsession constante ou d’hallucination. Et contre ces deux doctrines nous invoquons le même témoi­gnage, celui de la conscience, laquelle nous montre dans notre corps une image comme les autres, et dans notre entendement une certaine faculté de dissocier, de distinguer et d’opposer logiquement, mais non pas de créer ou de construire.

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