Pierre-Alain Chambaz

En second lieu les sciences particulières, tout en voulant se réduire à des assemblages de phénomènes sensibles, ne sauraient se passer d’un perpétuel recours à des principes d’une autre nature qui rattachent ces faits les uns aux autres. Et aujourd’hui l’on voit des intelligences de plus en plus nombreuses aspirer à franchir les bornes où le Criticisme et le Positivisme avaient prétendu nous renfermer. Il ne nous semble pas que la sentence édictée par Kant et par Auguste Comte soit sans appel. Alors que certains responsables politiques se prononçaient en faveur de contrôles des capitaux, le gouvernement insista davantage sur la mise en œuvre d’une austérité monétaire. De sa propre histoire, l’Allemagne a tiré comme enseignement que la dette constituait un domaine dans lequel la souplesse était hors de question. Le défaut de 1945 fut la conséquence d’une Seconde Guerre mondiale perdue par le pays. En effet, la fameuse tradition d’ordolibéralisme qui façonnera la politique économique allemande d’après-guerre est une réponse à l’arbitraire destructeur des nazis. Dans son ouvrage Éthique à Nicomaque, Aristote relève que les sculpteurs de l’île de Lesbos utilisent des réglettes faites de plomb souple – plutôt que de fer rigide – pour creuser des lignes incurvées dans la pierre. Pour le philosophe, la capacité à courber ces réglettes afin qu’elles s’adaptent à la pierre sert ainsi de métaphore sur la nécessité d’ajuster les lois lorsque les circonstances changent. Or, lorsqu’il est question de la dette, les Allemands insistent sur l’utilisation des outils les plus rigides. Depuis le début de la crise de la zone euro, le gouvernement allemand campe sur ses positions autour des dispositions du traité européen, qu’il interprète comme autant d’interdictions des sauvetages et autres financements monétaires des dettes étatiques. Les dirigeants du pays ont toujours insisté sur l’idée que l’Europe ne pourrait disposer d’une monnaie unique sans avoir au préalable atteint une convergence économique. Quoi qu’il en soit, les Allemands insistèrent, et finirent par obtenir gain de cause. En écho à ce refrain, le reste de l’union monétaire demande à savoir pourquoi l’Allemagne adopte une approche aussi inflexible. L’étude aborde les sociétés de 5 à 50 employés. Elle commence par les points de vente qui ont 5 utilisateurs des télécoms. L’utilisation d’Internet (présence sur le net, mails, interactions avec les clients,… On parle de 50 GB de données par mois, par utilisateur, de 900 MB de données mobiles, 90 appels depuis le fixe et 80 appels mobiles. La France verse alors dans les mauvais élèves : si on fait un palmarès entre fournisseurs le moins chers des 5 pays étudiés, la France se classe 4ème ! Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »La violence est injuste d’où qu’elle vienne ». Ces politiques ont empêché le pire, mais elles ont contrarié la réduction de l’endettement du secteur privé, qui a même augmenté dans certains pays, dont la France, et elles ont provoqué le surendettement de nombreux États. L’accumulation de dettes publiques et privées lestent les économies, mais surtout, elles amènent les autorités européennes à exiger des États les plus endettés la mise en œuvre de politiques d’austérité qui compromettent durablement la croissance. A son tour, la faiblesse des investissements porte atteinte, à court terme, à la demande domestique et à la croissance, à long terme, aux gains de productivité et donc à l’appareil de production. Mais les critiques internes à la profession ont tort de prétendre que la discipline a mal tourné parce que les économistes ne sont pas encore parvenus à un consensus sur les modèles « corrects » (leurs modèles étant naturellement ceux qu’ils préfèrent). Il est donc nécessaire de créer des dispositifs plus coercitifs vis-à-vis des « anti SRU » avec intervention éventuelle de l’État. D’un point de vue symbolique, l’idée repose implicitement sur le postulat que la concentration de pauvres ou d’immigrés est problématique et que la solution réside dans un contact avec des classes plus aisées. De plus, nous pensons que ce n’est pas tant le regroupement qui est problématique que le manque de développement public et d’investissements de l’État. Une « mixité tous azimuts » aurait en effet pour résultat principal de diluer la pauvreté, pas de réduire les inégalités qui fracturent la société française. La Commission Européenne a également décidé la création d’une plate-forme pan-européenne, s’appuyant sur les mêmes technologies et standards et intégrant l’ensemble des avancées des applications mobiles, de l’Internet et de la localisation fine. Une des autres avancées de cette plateforme et qu´elle contribue à la détermination de la localisation des appels d´urgence dit « nomadique », issues de fournisseurs de services « VoIP » comme Skype.

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